top of page

Les feuilles ont
Décliné le vert pour se
Teindre en roux
Sans ammoniaque
Les écoliers ont laissé
Le sable de la plage
Pour se munir d’un
Cartable avec
Le coupe-faim à
L’intérieur, dans la poche
Avant
La rentrée a sonné
Un peu partout
Dans les allées, les cours
Les chambres, les croissants
L’automne, la saison
Qui voit avancer le gris
Les odeurs d’humus et
D’herbe, chante un air
Autonome balayant
La chaleur et invitant
Le labeur mordoré du temps
Le lever est plus précoce
Le coucher hérite plus tôt
Des cendres de la nuit
On se surprend à espérer
Une bouillotte, on avait
Oublié qu’elle existait
Dans le placard à côté
Du pull chiné et du bonnet
L’automne entre dans le vif
Du sujet, on peut entendre
Les pas crissants, une fine
Mélancolie, le spleen sous
La douche. La vie se remet
En route après la trêve
L’été a été limogé
Ou peut-être a-t-il démissionné
Des carcans caniculaires
Des souffles trop chauds
Des sueurs indélébiles
Alors si on se recroqueville
Dans un coin ombragé
On découvrira un doux
Vieil homme appuyé sur
Sa canne murmurant
L’automne de son passé
Et les larmes séchées
De ses pluies

encre 1.JPG

A chaque saison, un nouveau poème sur la page d'accueil

Rendez-vous le 21 décembre pour le poème de l'hiver

solenne lestienne
  • Twitter Metallic
  • s-facebook
bottom of page